Perdue dans un épais brouillard
Dont la blancheur cache les phares
Et ne me laisse que des ombres.
Mon esprit est une rognure
Comme un vieil ongle recraché
De la bave et de la sciure
Dissimulent chaque secret.
Mon âme est une illusion morte
Dont le spectre hante mes visions
Et le souffle du vent emporte
La cendre d'une incarnation.
Ma vie se perd au sein noirci
De cette trinité minable
Si pathétique avant l'oubli
Ce squelette au sourire affable.




